Analyse 28 octobre 2026 · 2 min

Kenneth Taylor, le moteur néerlandais qui porte la Lazio en tête de la Serie A

Arrivé en janvier 2026, le milieu néerlandais s'impose comme la pièce maîtresse du dispositif de Gennaro Gattuso. Analyse d'un joueur qui a rebondi après un parcours en dents de scie à l'Ajax.

SS Lazio Curva Nord
Illustration : Calcio e pepe

La Lazio de Gennaro Gattuso ne surprend plus par son organisation, désormais bien assimilée, mais par la qualité de l’interprétation par les joueurs. C’est le cas de Kenneth Taylor qui en est devenu le point d'équilibre. En neuf journées de Serie A, le Néerlandais affiche deux buts et une passe décisive, des chiffres qui ne disent pas tout de son influence. Car c'est dans les zones intermédiaires, entre la relance et la dernière passe, que le milieu de 24 ans fait la différence.

Formé à l'Ajax, où il a disputé près de 200 matches dont 44 en Coupes d'Europe, Taylor a connu une progression en dents de scie. Sous Erik ten Hag puis Francesco Farioli, il a gravi les échelons, mais il a aussi essuyé des sifflets à la ‘très exigeante’ Johan Cruijff Arena à des moments plus compliqués de son parcours amstellodamois.

Un profil complet pour le système de Gattuso

Certains le voyaient déjà rejoindre un cador européen ; il a finalement choisi la Lazio, un club qui lutte pour une place en Europa League ou en Conference League. Un rebond, donc, presque un pas en arrière, pour un joueur de 24 ans qui compte six sélections avec les Pays-Bas.

Gattuso apprécie les milieux capables de couvrir de grandes distances et de changer de rythme. Taylor correspond à ce cahier des charges : bon pied gauche, il sait casser les lignes par la passe et se projeter sans ballon.

Son activité incessante lui permet d'être aussi utile dans les phases avec ballon que sans. Dans le 4-3-3 de la Lazio, il occupe souvent le rôle de mezzala, avec une liberté de mouvement qui lui permet de combiner avec le regista et l'ailier gauche. Son entente avec Belahyane, Nuno Tavares et Mattia Zaccagni est éclatante à base de triangles, petits espaces, jeu cours et jeu long et de playmaking.

Les données confirment cette polyvalence. Ses deux buts en championnat témoignent de sa capacité à arriver dans la surface au bon moment, tandis que sa passe décisive illustre sa vision de jeu. Mais c'est son volume de course et sa lecture des transitions qui font de lui un joueur difficile à remplacer.

Un parcours sinueux, une maturité nouvelle

L'histoire de Taylor avec l'Ajax n'a pas été un long fleuve tranquille. Malgré un talent évident, il a connu des trous d'air et des périodes de doute, au point de susciter les critiques des supporters. Son départ pour la Lazio, dans un club en reconstruction, pouvait sembler un recul. Mais c'est peut-être là qu'il trouve enfin la stabilité nécessaire pour exprimer pleinement son potentiel. À 24 ans, il incarne l'avenir d'une Lazio qui rêve de retrouver l'Europe.

Avec six sélections avec les Pays-Bas, Taylor n’a pas la carrière espérer avec les Oranje. Son adaptation rapide à la Serie A, un championnat exigeant tactiquement, montre qu'il a les qualités pour franchir un cap dans un secteur de jeu fourni en sélection avec Veerman, Gravenberch, De Jong, Reijnders, Schouten et Timber. Sans oublier le grand espoir du Feyenoord, Zechiël ou celui d’Alkmaar, Smit. Gattuso savoure : il tient enfin le milieu de terrain complet qu'il recherchait. En attendant que Xavi, le coach néerlandais en fasse de même ?

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